> DÉCOUVRIR LA VILLE
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> HISTORIQUE & PATRIMOINE

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>Immeuble Collectif (1934)
George-Henri PINGUSSON (1894-1978)

> Hôtel de ville (1934)
Tony Garnier (1869-1948)

> Villa Collinet (1926)
Robert Mallet-Stevens (1886-1945)

 

 

De la bourgade des Menus dominée par son église médiévale, jusqu’à l’unique ferme de Billancourt, la ville tisse lentement son territoire avec, première affirmation de l’identité boulonnaise, l’église Notre-Dame, érigée au XIVe, comme un pendant du pèlerinage de Boulogne-sur-Mer.

 

 

Lorsque Boulogne-sur-Seine prend le nom de Boulogne-Billancourt en 1926, cette union officialise une réalité souhaitée par le baron Haussmann dès 1859, rattacher Boulogneà Billancourt. Le lieu de villégiature, le territoire dévolu à l’agriculture et à l’élevage cède la place à l’industrie et au commerce. L’activité traditionnelle de la ville, la blanchisserie, dépasse le stade artisanal pour se muer en petites et moyennes entreprises. Liée à l’essor de la population, l’industrie du bâtiment voit prospérer des manufactures spécialisées dans les décors muraux.

Ce sont les industries automobile, aéronautique et cinématographique qui permettent à la ville, entre 1880 et 1914, d’entrer dans une spirale ascendante :Étienne-Jules Marey invente la chronophotographie, Louis Renault construit sa première voiture en 1898, les frères Voisin, Louis Blériot et les frères Farman jettent les bases de l’industrie aéronautique, les premiers studios de cinéma voient le jour en 1912. Aux portes de Paris, une modeste cité devient le centre de toutes les mobilités.

Érigé par Tony Garnier en 1934, l’hôtel de ville constitue un point focal par le choix stratégique de son emplacement. Il représente un parti‑pris architectural et urbain, emblématique du mouvement artistique d’avant-garde qui caractérise la vie boulonnaise de l’entre-deux-guerres. Qu’il s’agisse de Marc Chagall ou de Max Blondat, de Joseph Bernard ou de Juan Gris, des artistes élisent domicile ou travaillent dans la commune, lui imprimant sa marque, tel le sillage de pierre laissé, dans le quartier des Princes, par Mallet‑Stevens ou Le Corbusier.

L’après-guerre et la seconde moitié du XXe siècle amorcent les mutations profondes, avec la disparition progressive des industries lourdes, des activités inédites viennent combler les vides, dans un perpétuel mouvement de reconversion. L’explosion du secteur tertiaire, la floraison des sièges sociaux modifient à leur tour la physionomie urbaine.

Classée Ville d’art et d’histoire, Boulogne- Billancourt rend hommage aux talents qui ont forgé son patrimoine, avec comme règle pour les années futures : répondre au meilleur du passé par une exigence de bonne mémoire, d’excellence et de dynamisme.