> ESPACES VERTS
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> DE LA VILLE
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> JARDIN DE L’ILE SEGUIN
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Image
> Renseignements pratiques :
Clôturé et accessible aux cyclistes (enfants et adultes)
Entrée : Ile Seguin (accès par le pont Renault depuis Boulogne-Billancourt [cours de l’Ile Seguin] et par le pont Seibert depuis Meudon [route de la Verrerie et route de Vaugirard])
Surface : 2,5 ha

> Horaires d'ouverture :
Le jardin de l'Ile Seguin est ouvert de 8h à 20h, tous les jours et toute l'année.

> Moyens d'accès :
Métro Pont-de-Sèvres (ligne 9)
Bus lignes 26, 160, 169, 171, 179, 279, 291, 389, 467 : arrêt Pont-de-Sèvres
Minibus (service gratuit) : arrêt Pont-de-Sèvres (circuit Sud)
Tramway ligne 2 : arrêt Brimborion

> Aménagements :
aire de jeux pour les enfants de 4 à 10 ans
distributeur de sacs pour déjections canines le plus proche : cours de l’Ile Seguin (au niveau de l’avenue Pierre-Lefaucheux) »
sanitaires (toilettes sèches) fermés le soir

> Végétaux à découvrir :
absinthe (Artemisia absinthium)
acanthe de Hongrie (Acanthus hungaricus)
anémone sylvestre (Anemone sylvestris)
arbuste aux papillons (Buddleja davidii)
arbuste aux papillons à feuilles alternes (Buddleja alternifolia)
blé d’azur (Leymus arenarius)
boltonie à fleurs d’aster blanc pur (Boltonia asteroides 'Snowbank')
bouleau blanc d’Europe (Betula pendula)
calamagrostide lancéolée à inflorescences bronze rosé (Calamagrostis x acutiflora 'Karl Foerster')
ciboulette (Allium schoenoprasum)
cornouiller sanguin (Cornus sanguinea)
eulalie à feuillage étroit (Miscanthus sinensis ‘Gracillimus’)
fenouil à feuillage bronze (Foeniculum vulgare 'Bronze')
fétuque bleue (Festuca cinerea)
genévrier commun (Juniperus communis)
hémérocalle à fleurs ondulées orangé clair (Hemerocallis hybride 'August Orange')
herbe aux diamants (Achnatherum brachytrichum)
iris sanguin à fleur blanche (Iris sanguinea ‘Alba’)
laîche de Buchanan (Carex buchananii)
lavande vraie (Lavandula angustifolia)
mélisse citronnelle (Melissa officinalis)
menthe (Mentha sp.)
molinie bleue (Molinia caerulea ssp. arundinacea)
montbretia (Crocosmia x crocosmiiflora)
orpin reprise (Sedum telephium)
osier des vanniers (Salix viminalis)
panic effilé à feuillage gris bleu métallique (Panicum virgatum 'Heavy Metal')
pavot d'orient (Papaver orientale)
romarin (Rosmarinus officinalis)
rudbeckie pourpre à fleurs blanches (Echinacea purpurea ‘Alba’)
sauge officinale (Salvia officinalis)
saule pourpre nain (Salix purpurea 'Gracilis')
spirée à trois feuilles (Gillenia trifoliata)
stipe géant (Stipa gigantea)
sureau noir (Sambucus nigra)
thym commun (Thymus vulgaris)
tournesol nain (Helianthus annuus ‘Pacino’)
valériane des jardins rouge (Centranthus ruber 'Coccineus')

> Histoire :
C’est en 1891, que Louis Renault (1877-1944) s’installe un atelier dans le jardin de la résidence secondaire de ses parents. Il y construit sa première voiture en 1898, à l’âge de 21 ans. Dès lors, commence la grande aventure Renault avec la fondation de la société « Renault Frères » en 1899. Le site industriel s’étend sur Boulogne-Billancourt avec notamment l’usine de fabrication sur l’île Seguin à partir de 1929. En 1945, « Renault Frères » est nationalisé et devient la « Régie nationale des usines Renault ». En 1990, la régie Renault devient une société anonyme et en 1996 est privatisée. A partir de 1998, les futures voitures sont conçues au nouveau « Technocentre Renault » à Guyancourt (Yvelines). La dernière voiture produite sur l’île date de 1992. La société conserve à Boulogne-Billancourt son siège social (13-15, quai Alphonse-Le-Gallo) et le Renault Square Com (centre international de conférences pour l'ensemble du groupe Renault, établi dans un bâtiment intitulé le « 57 Métal » situé 1967, rue du Vieux-Pont-de-Sèvres et dû à l’architecte Claude Vasconi).
Depuis la fin des années 1990, plusieurs projets d'aménagement furent imaginés mais la pose de la première pierre n’a lieu qu’en 2006. Ce qui est à considérer en 2009 comme le plus grand chantier d’urbanisme européen au niveau de la SHON (Surface Hors Œuvre Nette) de la construction prévue, porte sur les anciens terrains Renault soit 47 hectares composés de 31,5 hectares sur la plaine de Billancourt (parcelle dite « le Trapèze »), 11,5 hectares (Ile Seguin) et 4 hectares sur le Bas-Meudon. La démolition des usines de l’île a lieu de 2004 à 2005 (premiers coups des bulldozers le 29 mars 2004). Le pont Renault, conçu par l'architecte Marc Barani, reliant l’île au cours de l’île Seguin, est réservé aux piétons, mais sera ouvert dans le futur aux quelques véhicules des usagers insulaires. Il a été inauguré et ouvert au public à la mi-2009. Depuis cette date et avant que les premières constructions ne sortent de terre sur l’île et pour que les Boulonnais puissent enfin mettre le pied sur ce territoire emblématique, il est décidé de réaliser un jardin qui est inauguré le 5 juin 2010. Il constitue une préfiguration du futur jardin, tout en étant le premier espace public de l’île Seguin accessible aux Boulonnais où pourront venir s’installer un ou deux équipements de type café-restaurant ou des événements culturels éphémères. C’est l’agence de l’architecte-paysagiste Michel Desvigne qui l’imagine [concepteur également des jardins et places du « Technocentre Renault » à Guyancourt (Yvelines), du parc François-Mitterrand à Issoudun (Indre) et du square Vinet à Bordeaux (Gironde]. La scénographie lumineuse est due au « sculpteur de la nuit », Yann Kersalé, qui imagine des portiques évoquant des échafaudages pour rester dans la thématique de chantier sur lequel des tubes luminescents projettent au sol une sérigraphie soulignant la composition architecturale.
Le 7 juillet 2009, la coordination du projet d'aménagement urbain de l’île Seguin a été confiée par la SAEM Val de Seine à l’architecte Jean Nouvel (Institut du Monde Arabe, fondation Cartier pour l’art contemporain et musée du Quai Branly à Paris, Centre international de congrès de Tours (Le Vinci)…).
Le 28 mai 2011 est inaugurée une nouvelle entrée au sud-est du jardin avec l’ouverture au public (piétons et cyclistes) du pont Seibert, permettant ainsi à l’île de devenir une sorte de trait d’union entre deux territoires de la communauté d’agglomération : Boulogne-Billancourt et Meudon. Cet accès conduit également au chapiteau de « Cirque en chantier » installé sur l’île et proposant des représentations depuis le 14 juin 2011. Grâce à ces spectacles, le jardin est depuis ouvert au public en soirée
Quand elle était intégrée au parc de Saint-Cloud, l’île Seguin s'appelait alors l'île Madame (dédiée à Henriette d'Angleterre, dite « Madame », épouse de Philippe Ier, duc d'Orléans, dit « Monsieur », et donc belle-sœur de Louis XIV). Elle fait le pendant avec l’île Monsieur (Sèvres). Avant les aménagements royaux, l'île Madame s’appelait alors l'île de Sève (prononciation versaillaise de « Sèvres »). Elle doit son nom actuel à Armand Seguin (1767-1835), chimiste, industriel, inventeur d’un procédé de tannage des peaux et proche collaborateur d’Antoine Lavoisier (1743-1794). Il acquit l'île pour y fonder une manufacture. Cependant pour le grand public, le nom de « Seguin » continue à évoquer l’époque des usines Renault.

> Scénographie :
Le jardin de l’Ile Seguin (2,5 hectares) est un jardin dit « de préfiguration » car il doit encore évoluer au fil des prochaines années (jusqu’en 2018 environ). Il a été aménagé par l’architecte-paysagiste Michel Desvigne (Grand Prix de l’urbanisme 2003). Renonçant résolument au concept d’un jardin sophistiqué, il a opté pour un lieu dont l’inspiration est puisée dans son environnement, à savoir le cœur d’un immense chantier. Grâce à ses clôtures transparentes, ce jardin situé au cœur de l’île devient un observatoire du chantier. Par ailleurs, le jardin adopte aussi une image de chantier (bancs et tables dessinés par Inessa Hansch et réalisés en bois de coffrage jaune, clôtures basses en plastique orange ajourée, mini-pelleteuses pour enfants dans les aires de jeux, éclairage sur des montants évoquant les échafaudages…). Des jeux sur ressorts réalisés avec des pneus, rappellent quant à eux, le passé automobile du site. Par ailleurs, le concept se veut écologique, aussi un jardin creux permet de récolter les eaux pluviales et un sanitaire écologique fonctionne sans eau et avec des vers de terre.
Dans un sol recouvert de pouzzolane noire, des massifs d’osier des vanniers (Salix viminalis) affirment la structure du jardin. Ils sont agrémentés de plantes pionnières typiques de la flore des chantiers comme bouleaux, peupliers, sureaux et cornouillers. Cette flore sera complétée et remplacée et par de nouvelles plantes afin de constituer la végétation pérenne du lieu adaptée à ce nouvel environnement urbain quand les limites définitives du jardin seront matérialisées après que les bâtiments prévus soient sortis de terre. Reliant les grands gazons et les prairies fleuries entre eux les circulations piétonnes en béton blanc soulignent la longueur de la réalisation mais invitent aussi à prendre conscience l’étendue de l’île. Le jardin creux, accessible aux personnes à mobilité réduite comme l’ensemble du jardin, permet aussi de réaliser combien l’île est espace d’exception.
Des jardins pédagogiques avec plantes aromatiques et graminées sont répartis sur l’ensemble du jardin proposant des espaces de jardinage expérimentaux pour enfants ou adultes. Les pique-niques sont possibles grâce à des grandes tables installées sous une pergola dont les montants sont des piliers d’échafaudage supportant une grande toile de camouflage militaire pour offrir de l’ombre en été.
Tranchant avec le blanc du sol et le vert des gazons, la couleur vive est au cœur du projet grâce au mobilier d’assise jaune, aux clôtures orange, à la signalétique, et à un grand massif de tournesols nains en été.
L’entrée du jardin est marquée par le nom « Le jardin de l’île Seguin » en lettrage géant marquant de façon volontaire l’accès à un jardin dont la présence est des plus emblématiques. D’ailleurs, la signalétique réalisée par Ruedi Baur relate l’histoire de l’île sur des panneaux explicatifs et indique les équipements disponibles, tandis que des panneaux panoramiques permettent de repérer dans le paysage des éléments importants du patrimoine local comme la maison de Louis-Ferdiand Céline (Meudon) où l’église de Saint-Cloud. En effet, bénéficiant d’un panorama exceptionnel, ce jardin propose d’apprécier, sans voir la Seine, la beauté des coteaux d’Issy-les-Moulineaux, Meudon, Sèvres et Saint-Cloud et notamment de beaux parcs comme ceux de Saint-Cloud et de Brimborion (Sèvres). Côté Boulogne-Billancourt, le paysage est marqué par le nouveau quartier en cours d’édification sur le « Trapèze » et l’emblématique silhouette bleue du pont Daydé (1928), du nom de l’entreprise française de construction métallique l’ayant réalisé, reliant l’île à Boulogne-Billancourt.

Pour en savoir plus : www.ileseguin-rivesdeseine.fr - http://cirqueenchantier.com