VIE MUNICIPALE

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> BUDGET 2016

UN BUDGET 2016 TRÈS SERRÉ BÂTI DANS LA DIFFICULTÉ, LES CONTRAINTES FINANCIÈRES PESANT SUR LA VILLE ÉTANT TOUJOURS PLUS IMPORTANTES

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Le budget pour l’année 2016, qui s’établit à 272,1 millions d’euros, a été voté au conseil municipal du 7 avril. Comme depuis plusieurs années déjà, ce budget est marqué par une croissance de la péréquation et une diminution des dotations de l’État. Par ailleurs, la création de la Métropole du Grand Paris modifie les équilibres : ainsi près de 50 millions d’euros viennent gonfler de manière fictive la section de fonctionnement en recette et en dépense. Pour autant, les taux des impôts locaux n’augmenteront pas et ce, pour la septième année consécutive. La hausse des tarifs des activités municipales a été limitée à 1 %. Une prouesse due à une gestion rigoureuse passant par une maîtrise des dépenses et une optimisation des recettes.

Le budget 2016 a été bâti dans la difficulté. Le cumul de la baisse des dotations de l’État (– 45 % entre 2014 et 2016) et de l’augmentation des prélèvements de péréquation s’élève désormais à 140 millions d’euros sur la durée du mandat, soit 17 millions d’euros de plus que ce qui avait été prévu à la date du 1er janvier 2015. L’augmentation de 1,2 % du point d’indice de la fonction publique annoncée par le Gouvernement le 18 mars dernier coûtera à la Ville près de 850 000 euros en année pleine. Pour la seule année 2016, l’ensemble de ces mesures s’imposant à la Ville est évalué à 7,7 millions d’euros. La Ville est encore dans l’attente des notifications définitives. L’addition pourrait être encore plus élevée.

Pas d’augmentation des taux d’imposition pour la septième année consécutive

En décidant de ne pas augmenter les taux des impôts pour la septième année consécutive et en maintenant les abattements aux niveaux les plus élevés, Boulogne-Billancourt améliore sa position relative par rapport aux autres villes de la strate. Le taux de la taxe sur le foncier bâti est le plus faible des 36 villes de la strate 100 000 - 300 000 habitants : 8,01 % contre 25,87 % en moyenne. Le taux de la taxe d’habitation est aussi le plus faible de la strate 100 000 - 300 000 habitants : 17,87 % contre une moyenne de 30,59 %. Ainsi, l’imposition moyenne d’un ménage type (2 adultes et de 2 enfants) est inférieure de 28 % (à partir des données de taux 2015) à l’imposition moyenne de la strate, soit trois points de mieux qu’en 2015 (25 %) : 1 531 euros contre 2 114 euros en moyenne (voir graphique plus bas).

Une grande maîtrise des dépenses

La Ville poursuit sa gestion rigoureuse. À périmètre constant, les dépenses de fonctionnement diminuent de -3,2 % par rapport au compte administratif de 2015, soit un effort de 5,5 millions d’euros. Cette évolution nécessite une maîtrise de la masse salariale qui ne croît que de 1 %, soit une valeur inférieure à la croissance mécanique due au point d’indice de la fonction, à la revalorisation du SMIC ou au glissement vieillesse technicité.

Des investissements ambitieux

L’autofinancement dégagé sur la section de fonctionnement permet de poursuivre le financement des investissements ambitieux déjà lancés : stade Le Gallo (15,2 millions d’euros), réhabilitation de l’école Billancourt (4,5 millions d’euros), extension de la vidéo protection (0,7 million d’euros), mise aux normes des installations du TCBB à Longchamp (0,5 million d’euros), lancement du plan numérique dans les écoles, parmi les plus importantes, avec un recours limité à l’emprunt. La municipalité s’est engagée à ne souscrire que des emprunts sans risque de manière à conserver une dette classée 100 % 1A au sens de la charte de bonne conduite dite « charte de Gissler ». Au 31 décembre 2015, seules 8 des 28 villes de plus de 100 000 habitants observées par l’observatoire de la dette du cabinet Finance Active disposaient de ce si haut niveau de sécurisation.

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